Après la réforme du 1er juin 2026 qui a supprimé la prime à l'autoconsommation et réduit drastiquement le tarif de rachat du surplus, beaucoup de propriétaires se posent la question : est-ce que les panneaux solaires valent encore le coup ?
La réponse courte est oui, mais pas pour les mêmes raisons qu'avant. La rentabilité ne repose plus sur les aides et la revente. Elle repose sur l'autoconsommation directe et la valorisation intelligente du surplus. Et sur le Bassin d'Arcachon, les conditions naturelles sont parmi les meilleures de France pour que ça fonctionne.
Le Bassin d'Arcachon : un avantage solaire objectif
Commençons par les données concrètes. Le Bassin d'Arcachon bénéficie d'environ 2 200 heures d'ensoleillement par an, soit 10 % de plus que Bordeaux et parmi les meilleurs de Nouvelle-Aquitaine. Pour le photovoltaïque, cela se traduit directement en production.
Une installation de 6 kWc bien orientée au sud sur le Bassin d'Arcachon peut produire entre 7 200 et plus de 8 000 kWh par an dans des conditions optimales. À titre de comparaison, le même système à Bordeaux produirait environ 7 000 à 7 500 kWh. Ce microclimat est un vrai avantage économique.
Pour une maison de 4 personnes avec une consommation annuelle autour de 5 000 à 6 000 kWh, une installation de 6 kWc peut couvrir la totalité des besoins théoriques en production, même si l'autoconsommation effective se situe généralement entre 40 et 60 % sans système de stockage.
Ce que la réforme de juin 2026 change vraiment
La réforme de l'arrêté S21 publiée au Journal officiel le 4 juin 2026 a modifié en profondeur les deux dispositifs de soutien au photovoltaïque résidentiel.
La prime à l'autoconsommation : supprimée
Pour toute demande de raccordement déposée à partir du 5 juin 2026, la prime à l'autoconsommation n'existe plus. Avant cette date, elle représentait environ 80 euros par kWc installé, soit 480 euros pour un 6 kWc. Ce n'est pas négligeable, mais c'était loin d'être le moteur principal de la rentabilité.
Le tarif de rachat du surplus : divisé par quatre
C'est le changement le plus impactant. Le tarif de rachat EDF OA passe de 4 à 5 centimes le kWh à 1,1 centime. En clair, injecter votre surplus sur le réseau ne rapporte presque plus rien. Pour 1 000 kWh revendus, vous touchez désormais 11 euros contre 40 à 50 euros avant.
Ce changement redessine complètement la stratégie optimale pour une installation photovoltaïque.
Ce qui ne change pas : la TVA à 5,5 %
La TVA réduite à 5,5 % sur les installations jusqu'à 9 kWc reste en vigueur. C'est désormais le principal avantage financier direct pour un particulier qui installe des panneaux solaires. Sur une installation à 14 000 euros, l'économie par rapport au taux normal de 20 % représente environ 2 000 euros.
La nouvelle logique de rentabilité : autoconsommer un maximum
Avant la réforme, une stratégie mixte autoconsommation et revente avait du sens. Depuis juin 2026, la logique est claire : chaque kWh que vous auto consommez vaut environ 25 centimes d'euro évité sur votre facture. Chaque kWh revendu ne vaut que 1,1 centime. L'écart est de 1 à 23.
La priorité absolue est donc d'auto consommer le maximum de votre production. Cela passe par plusieurs leviers.
Décaler vos consommations énergivores en journée : lave-linge, lave-vaisselle, charge d'appareils. C'est simple et ça ne coûte rien de plus.
Coupler vos panneaux avec une pompe à chaleur. C'est l'association que nous réalisons régulièrement sur le Bassin d'Arcachon. La PAC consomme de l'électricité, vos panneaux en produisent en journée, notamment lors des demi-saisons. La synergie est réelle.
Coupler vos panneaux avec une borne de recharge intelligente via MySmartCharger. La borne pilote la charge de votre voiture électrique en fonction de votre surplus solaire en temps réel.
Utiliser la batterie virtuelle MyLight pour ne pas perdre le surplus que vous n'autoconsommez pas immédiatement.
La batterie virtuelle MyLight : la solution clé pour 2026
Depuis que le tarif de rachat du surplus est tombé à 1,1 centime, la batterie virtuelle MyLight prend une importance stratégique considérable. Le principe est simple : votre surplus de production ne part plus se vendre à 1,1 centime sur le réseau. Il est créditimé virtuellement sur votre compte MyLight et vous pouvez le récupérer plus tard, valorisé au tarif de votre consommation du réseau.
Concrètement, si vous produisez 200 kWh de surplus sur le mois d'avril que vous n'avez pas consommés, ces 200 kWh sont crédités. Vous les récupérez en décembre quand votre production est plus faible. La différence avec la revente à EDF est énorme : 200 kWh valorisés à 25 centimes = 50 euros. Les mêmes 200 kWh vendus à EDF = 2,20 euros.
C'est une solution particulièrement adaptée aux profils du Bassin d'Arcachon, notamment les résidences secondaires qui produisent beaucoup l'été quand elles sont peu occupées et consomment l'hiver quand la production est plus faible.

Calcul concret : une maison type à Gujan-Mestras
Prenons un exemple réel. Une maison à Gujan-Mestras, 4 personnes, consommation annuelle de 5 500 kWh. Installation de 6 kWc orientée sud-ouest (très courant sur le Bassin), production estimée à 7 500 kWh par an.
Sans batterie ni virtuel, avec un taux d'autoconsommation de 40 % : la maison consomme directement 3 000 kWh de sa production. Elle économise environ 750 euros par an sur sa facture (3 000 kWh x 0,25 €). Les 4 500 kWh de surplus se vendaient avant à 180 à 225 euros. Maintenant, ils ne rapportent plus que 49,50 euros. La différence est notable.
Avec la batterie virtuelle MyLight, en récupérant 70 % du surplus : la maison valorise 3 150 kWh supplémentaires à 25 centimes, soit 787,50 euros de plus par an. Le gain annuel total passe à environ 1 537 euros, contre 930 euros sans MyLight.
Sur une installation à 14 000 euros avec TVA 5,5 %, le retour sur investissement avec MyLight se situe entre 9 et 11 ans. Les panneaux sont garantis 30 ans. La période de rentabilité nette après amortissement dépasse 15 ans.
Ces chiffres sont des estimations basées sur les tarifs et données de juin 2026. La production réelle dépend de l'orientation, de l'ombrage et de la configuration de votre toiture.
Les panneaux solaires augmentent-ils la valeur de la maison ?
Oui, et c'est un argument que l'on entend de plus en plus sur le Bassin d'Arcachon, où le marché immobilier est actif. Une maison équipée de panneaux solaires avec une production documentée et un DPE amélioré se vend plus facilement et parfois à un prix plus élevé.
Les contrats MyLight sont transférables lors d'une vente. L'installation reste sur la maison. C'est une valeur ajoutée réelle que les acheteurs commencent à intégrer dans leur réflexion, notamment depuis la hausse continue des prix de l'électricité.
Ce que nous recommandons chez A+ Solaire
Face à la réforme de juin 2026, notre recommandation a évolué. Nous conseillons désormais systématiquement la batterie virtuelle MyLight avec chaque installation solaire. Ce qui était une option intéressante avant est devenu quasiment indispensable pour ne pas perdre la valeur du surplus.
Nous conseillons aussi de dimensionner l'installation de façon réaliste par rapport à votre consommation réelle, pas de prévoir beaucoup trop grand dans l'espoir de revenus de revente qui n'existent plus vraiment. Mieux vaut une installation bien calibrée qui génère un fort taux d'autoconsommation qu'une grande installation dont le surplus finit dans le réseau à 1,1 centime.
Et si vous avez une pompe à chaleur ou envisagez d'en installer une, le couplage avec le solaire prend tout son sens. C'est une compétence rare que nous avons en interne, les deux métiers dans la même entreprise.
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FAQ : rentabilité panneaux solaires Gironde 2026
La suppression de la prime à l'autoconsommation ruine-t-elle la rentabilité ?
Non. La prime représentait environ 480 euros pour un 6 kWc. Sur 10 ans, c'était 480 euros de moins à amortir. Cela allonge légèrement le retour sur investissement, mais ne remet pas en cause l'intérêt économique de l'autoconsommation, qui vaut 25 centimes le kWh consommé.
Faut-il attendre des prix encore plus bas avant d'investir ?
La tendance baissière des prix ralentit. Et chaque mois sans panneaux solaires est de l'électricité achetée au réseau au tarif courant. La hausse continue du prix de l'électricité joue en faveur de ceux qui ont déjà investi.
Les panneaux solaires fonctionnent-ils en hiver sur le Bassin ?
Oui. Les panneaux produisent toute l'année, y compris en hiver. La production est plus faible en décembre et janvier, mais elle n'est pas nulle. Et c'est précisément là qu'une batterie virtuelle bien gérée permet de récupérer le surplus estival stocké.
Peut-on encore revendre toute sa production ?
Depuis la réforme de juin 2026, la vente totale de la production n'est plus disponible pour les nouvelles installations. Seule l'autoconsommation avec vente du surplus reste possible, à 1,1 centime le kWh.
La batterie physique vaut-elle mieux que la batterie virtuelle MyLight ?
Pas forcément. Une batterie physique coûte entre 5 000 et 15 000 euros selon la capacité, a une durée de vie de 10 à 15 ans, et n'est pas toujours rentable sur le plan purement financier. La batterie virtuelle MyLight ne nécessite aucun équipement supplémentaire, elle est incluse dans notre offre de suivi et valorise votre surplus à hauteur de votre tarif de consommation.



