Depuis l'annonce du plan d'électrification du gouvernement, le 23 avril 2026, la même question revient dans presque tous nos rendez-vous sur le Bassin d'Arcachon : « il paraît que le chauffage au gaz va être interdit, qu'est-ce qu'on doit faire ? ». Chez A+ Solaire, à Gujan-Mestras, nous installons des pompes à chaleur et des panneaux solaires en Gironde et dans les Landes depuis des années, et nous voyons l'inquiétude que ces titres provoquent chez des propriétaires qui n'avaient rien demandé. Alors mettons les choses au clair, calmement, comme on le fait autour d'une table de cuisine à La Teste-de-Buch ou à Biganos. Voici ce que dit réellement la mesure du 1er septembre 2026, qui est concerné, et ce que nous conseillons concrètement selon votre situation.
L'essentiel en 30 secondes
- Non, le chauffage au gaz n'est pas interdit. Vous pouvez garder, utiliser, entretenir et réparer votre chaudière gaz.
- Ce qui change au 1er septembre 2026 : l'aide MaPrimeRénov' pour une rénovation d'ampleur ne sera plus accordée si le projet conserve un chauffage au gaz après les travaux, dans les maisons individuelles.
- Le parcours par geste de MaPrimeRénov' reste accessible, notamment pour remplacer une chaudière gaz par une pompe à chaleur air/eau.
- Les dossiers de rénovation d'ampleur déposés avant le 1er septembre 2026 devraient être instruits selon les règles en vigueur au moment du dépôt.
- La source officielle est service-public.fr, dans le cadre du plan d'électrification présenté le 23 avril 2026.
Le chauffage au gaz est-il interdit à partir de septembre 2026 ?

Non. Aucun texte n'interdit d'utiliser une chaudière gaz en France en 2026. La mesure du 1er septembre 2026 concerne uniquement les conditions d'attribution d'une aide publique : MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur ne pourra plus financer un projet qui conserve un chauffage au gaz à l'issue des travaux, en maison individuelle.
On insiste sur ce point parce qu'on a vu le dégât que fait la confusion. Il y a quelques semaines, un couple de retraités nous a appelés, persuadés qu'ils devraient déposer leur chaudière avant la rentrée. Ce n'est pas le cas. Leur chaudière fonctionne, elle est entretenue, elle peut rester en place aussi longtemps qu'ils le souhaitent. La vraie question pour eux était ailleurs : leur chaudière a dix-huit ans, et le jour où elle lâchera, il faudra choisir. Autant y réfléchir maintenant, sans pression, plutôt qu'en urgence un matin de janvier.
Méfiez-vous d'ailleurs des démarchages qui utilisent cette date comme argument de peur. Un professionnel sérieux vous explique la règle telle qu'elle est, il ne vous fait pas signer « avant qu'il ne soit trop tard ».
Que dit exactement la mesure du 1er septembre 2026 ?
À compter du 1er septembre 2026, l'aide MaPrimeRénov' versée pour une rénovation d'ampleur ne pourra plus être attribuée si un chauffage au gaz est conservé après les travaux. Cette évolution, annoncée dans le plan d'électrification du 23 avril 2026 et détaillée sur service-public.fr, concerne les maisons individuelles et le parcours accompagné de MaPrimeRénov'.
Pour bien comprendre, il faut savoir que MaPrimeRénov' fonctionne avec deux parcours. Le parcours par geste finance des travaux ciblés, comme le remplacement d'une chaudière par une pompe à chaleur air/eau. Le parcours accompagné, celui des rénovations d'ampleur, finance des projets globaux combinant plusieurs postes de travaux, avec un accompagnement obligatoire par un conseiller France Rénov'<<.
C'est ce second parcours qui est visé. La logique de l'État est assumée : ne plus financer avec de l'argent public des rénovations qui prolongent la dépendance au gaz. Et pour être honnête, cette règle prolonge une tendance qu'on observe depuis nos débuts : les aides pour installer une chaudière gaz ont disparu en 2023, le fioul et le charbon étaient déjà exclus, et la TVA sur les chaudières gaz est passée à 20 % en mars 2025, contre 5,5 % pour une pompe à chaleur. Le gaz n'est pas interdit, mais il est de moins en moins soutenu. C'est un fait, pas une opinion.
Suis-je concerné ? Les trois situations qu'on rencontre le plus souvent
Vous êtes concerné par la mesure si vous cochez trois cases à la fois : vous vivez en maison individuelle, vous préparez une rénovation d'ampleur avec MaPrimeRénov' parcours accompagné, et votre projet prévoyait de garder le chauffage au gaz. En dehors de ce cas précis, rien ne change pour vous au 1er septembre 2026.
Sur le terrain, voici les trois profils que nous voyons le plus en rendez-vous :
- Le projet global qui gardait la chaudière. Une maison des années 1980 à La Teste-de-Buch, radiateurs à eau, chaudière gaz correcte. Les propriétaires voulaient isoler les combles et les murs en gardant la chaudière « encore quelques années ». À partir de septembre, ce montage ferme l'accès à l'aide rénovation d'ampleur. Deux options : déposer le dossier avant le 1er septembre, ou intégrer le remplacement de la chaudière au projet et bénéficier d'un chauffage décarboné dans la foulée.
- Le simple changement de chaudière. Un pavillon à Biganos ou au Teich où la chaudière arrive en fin de vie, sans projet de rénovation globale. C'est le cas le plus fréquent chez nous, et il n'est pas visé de la même manière : le parcours par geste reste la voie normale pour financer une pompe à chaleur air/eau, selon les conditions d'éligibilité en vigueur.
- La passoire thermique. Une maison ancienne à Andernos-les-Bains, classée F ou G au DPE, où une rénovation d'ampleur est de toute façon la bonne approche. Ici, le remplacement du chauffage gaz devra faire partie du projet pour conserver l'aide. Dans notre expérience, c'est rarement un sacrifice : sur ces maisons, changer le chauffage sans traiter l'isolation, ou l'inverse, donne toujours un résultat décevant.
Par quoi remplacer une chaudière gaz ? Ce qu'on installe vraiment
Dans la grande majorité des maisons chauffées au gaz avec des radiateurs à eau, la solution de remplacement la plus directe est la pompe à chaleur air/eau : elle se raccorde au circuit de chauffage existant, peut produire l'eau chaude sanitaire, et le climat doux du Bassin d'Arcachon lui est favorable.
La pompe à chaleur air/eau, notre premier réflexe sur ce type de maison

Une pompe à chaleur air/eau capte les calories de l'air extérieur pour chauffer l'eau qui circule dans vos radiateurs ou votre plancher chauffant. Sur le Bassin, où les hivers descendent rarement très bas, elle travaille dans de bonnes conditions la plupart de l'année.
Ce que dix ans de chantiers nous ont appris, en revanche, c'est que tout se joue sur deux points. Le premier est le dimensionnement : une machine trop puissante enchaîne les cycles courts et s'use, une machine trop juste tire sur l'appoint électrique. Le second est la température de départ : certains radiateurs anciens demandent une eau très chaude, et il faut alors soit une pompe à chaleur haute température, comme la Daikin Altherma 3 H HT qui monte jusqu'à 70 °C, soit remplacer quelques émetteurs. C'est exactement ce qu'on vérifie lors de l'étude technique, radiateur par radiateur, avant de chiffrer quoi que ce soit. Un devis de pompe à chaleur établi sans visite du logement, pour nous, ce n'est pas un devis.
La pompe à chaleur air/air, un autre usage
La pompe à chaleur air/air, qu'on appelle aussi climatisation réversible, diffuse directement de l'air chaud ou frais dans les pièces. Elle est excellente dans les maisons sans circuit d'eau, typiquement celles chauffées par des radiateurs électriques. En remplacement d'une chaudière gaz avec radiateurs à eau, ce n'est en revanche pas notre premier choix : elle ne se raccorde pas au circuit existant et ne produit pas l'eau chaude. On la propose plutôt en complément, notamment pour le confort d'été, une demande qui a explosé chez nous après les derniers étés chauds en Gironde.
Le duo pompe à chaleur et panneaux solaires
Remplacer le gaz par une pompe à chaleur, c'est déplacer la dépense vers l'électricité. Beaucoup de nos clients enchaînent donc, tout de suite ou un ou deux ans plus tard, avec des panneaux photovoltaïques : une partie de la consommation de la pompe à chaleur, en particulier l'eau chaude et le chauffage de mi-saison, peut être couverte par la production du toit. On ne promet jamais d'autonomie totale, ce serait faux. Mais sur une maison bien orientée du Bassin, la combinaison des deux est cohérente, et c'est précisément notre métier de faire fonctionner l'ensemble.
Quelles aides pour passer du gaz à la pompe à chaleur en 2026 ?
En 2026, le remplacement d'une chaudière gaz par une pompe à chaleur air/eau reste l'un des travaux les mieux aidés en France. Selon votre situation, plusieurs dispositifs peuvent se cumuler : MaPrimeRénov' parcours par geste, dont le montant dépend des revenus du foyer, la prime CEE Coup de pouce chauffage versée par les fournisseurs d'énergie, la TVA réduite à 5,5 %, et l'éco-prêt à taux zéro pour financer le reste.
Deux règles que nous répétons à chaque rendez-vous, parce qu'elles font régulièrement perdre des aides à des gens de bonne foi. D'abord, la demande d'aide se dépose avant de signer le devis, pas après. Ensuite, l'installateur doit être certifié RGE, avec la qualification QualiPAC pour les pompes à chaleur, sinon aucune aide n'est possible.
Vous remarquerez qu'on ne vous annonce aucun montant ici. C'est volontaire. Les barèmes évoluent, certains dispositifs ont des enveloppes limitées, et les ménages aux revenus supérieurs ne sont pas éligibles à tout. Les montants exacts se vérifient sur votre situation réelle, sur les sites officiels comme France Rénov' ou dans le guide des aides de l'Anah, et c'est un point que nous validons ensemble pendant l'étude. Se méfier de quiconque vous garantit un chiffre avant d'avoir regardé votre avis d'imposition et votre logement.
Les erreurs qu'on voit passer, et comment les éviter
- Confondre interdiction et conditions d'aide. Personne ne vous oblige à abandonner le gaz. C'est l'aide rénovation d'ampleur qui devient conditionnée.
- Signer sous pression avant la date butoir. Le 1er septembre 2026 est un paramètre à intégrer dans votre calendrier, pas une raison de signer le premier devis venu.
- Signer le devis avant de déposer la demande d'aide. C'est l'erreur administrative la plus coûteuse, et la plus fréquente.
- Choisir la pompe à chaleur sur catalogue, sans étude du logement. Le bon matériel mal dimensionné donne un mauvais résultat.
- Oublier les émetteurs. Vérifier la compatibilité des radiateurs existants évite de mauvaises surprises sur le confort en plein hiver.
- Négliger l'entretien. Une pompe à chaleur s'entretient régulièrement pour garder ses performances et respecter les obligations en vigueur.
Notre checklist avant de lancer votre projet

- Mon projet est-il un geste isolé (changement de chaudière) ou une rénovation globale ?
- Si c'est une rénovation d'ampleur en gardant le gaz : puis-je déposer le dossier avant le 1er septembre 2026, ou est-il plus cohérent d'intégrer le changement de chauffage ?
- Mes radiateurs sont-ils compatibles avec une pompe à chaleur, ou faut-il du haute température ?
- Une visite technique du logement a-t-elle eu lieu avant le devis ?
- L'installateur est-il RGE QualiPAC, avec assurance décennale, et joignable localement ?
- La demande d'aide sera-t-elle déposée avant la signature du devis ?
- Les aides sont-elles présentées comme soumises à conditions, sans montant garanti à l'avance ?
- L'entretien et le SAV sont-ils prévus, et par qui ?
Pourquoi nos clients du Bassin nous font confiance sur ce sujet
A+ Solaire est une entreprise familiale de Gujan-Mestras, née du savoir-faire d'A+ Isolation, qui travaille sur les maisons de Gironde et des Landes depuis 2012. Nous connaissons ces maisons parce que nous les avons isolées, chauffées et équipées : les pavillons des années 1980 de La Teste, les maisons en bord de forêt à Salles, les constructions plus récentes de Biganos. Nos équipes sont certifiées RGE QualiPAC et QualiPV, couvertes par une assurance décennale, et le technicien qui vous dépanne en février est le même qui a posé votre machine.
Notre façon de faire n'a pas changé avec l'actualité : une étude technique du logement d'abord, un dimensionnement justifié, un devis clair, des aides vérifiées sur votre situation réelle, et un suivi après l'installation. Si la mesure du 1er septembre 2026 vous concerne, on vous le dira. Et si elle ne vous concerne pas, on vous le dira aussi.
FAQ
Peut-on garder sa chaudière gaz après le 1er septembre 2026 ?
Oui. Une chaudière gaz existante peut rester en service, être entretenue et réparée sans limite de date. La mesure du 1er septembre 2026 concerne uniquement l'attribution de MaPrimeRénov' rénovation d'ampleur, qui ne financera plus les projets conservant un chauffage au gaz après les travaux en maison individuelle.
Peut-on encore installer une chaudière gaz neuve en 2026 ?
Oui, c'est légal, mais sans aide publique et avec une TVA à 20 % depuis mars 2025. À l'inverse, une pompe à chaleur air/eau bénéficie d'une TVA à 5,5 % et de plusieurs aides cumulables sous conditions. C'est ce déséquilibre, plus qu'une interdiction, qui oriente aujourd'hui les choix.
Quelle solution pour remplacer une chaudière gaz avec des radiateurs classiques ?
La pompe à chaleur air/eau est la solution la plus directe, car elle se raccorde au circuit de chauffage existant. Si les radiateurs demandent une eau très chaude, un modèle haute température peut fournir jusqu'à 70 °C et éviter de changer les émetteurs. Une étude de dimensionnement sur place est nécessaire pour le confirmer.
Faut-il déposer son dossier MaPrimeRénov' avant septembre 2026 ?
Uniquement si votre projet de rénovation d'ampleur prévoit de conserver le chauffage au gaz : dans ce cas, les dossiers déposés avant le 1er septembre 2026 devraient être instruits selon les règles en vigueur au dépôt. Si votre projet intègre déjà une solution décarbonée, la date change peu de choses. Un conseiller France Rénov' peut confirmer votre situation.
Une pompe à chaleur est-elle adaptée au climat du Bassin d'Arcachon ?
Oui, le climat océanique du Bassin, avec ses hivers doux, est favorable aux pompes à chaleur, qui gardent de bonnes performances par températures modérées. Le résultat final dépend surtout de l'isolation du logement, du dimensionnement et des émetteurs, d'où l'importance de l'étude préalable.
Peut-on coupler la pompe à chaleur avec des panneaux solaires ?
Oui, et c'est une combinaison que nous installons souvent ensemble. Les panneaux photovoltaïques couvrent une partie de la consommation électrique de la pompe à chaleur, surtout en journée et en mi-saison. Le gain réel dépend de la toiture, des ombrages et de vos usages, sans jamais atteindre une autonomie totale.
Conclusion
La mesure du 1er septembre 2026 ne signe pas la fin du chauffage au gaz, mais elle confirme une direction que nous observons depuis des années sur le terrain : les aides publiques se concentrent sur les solutions décarbonées, et le gaz coûte de plus en plus cher à installer comme à utiliser. Notre conseil est le même qu'en rendez-vous : ne décidez rien sous la pression d'un titre de presse ou d'un démarcheur, mais ne laissez pas non plus une chaudière en fin de vie choisir la date à votre place.
Vous vous demandez si votre maison de Gujan-Mestras, d'Arcachon, de Biganos ou d'ailleurs en Gironde et dans les Landes est concernée ? Parlez-en avec un conseiller A+ Solaire : une étude personnalisée, un avis honnête sur votre situation, et un devis clair, uniquement si votre projet a du sens.



